Les 28 et 29 juin 2010, a eu lieu une grande rencontre entre des intellectuels français et africains. L’année 2010 est pour un certain nombre de pays africains l’année du cinquantenaire de leur indépendance. Elle symbolise une étape dans la construction de l’identité africaine post-coloniale.
Aussi dans la continuité du colloque intitulé “Post-colonial studies” organisé à Bamako en octobre 2008, à l’initiative de l’Ambassade de France, dans le cadre du projet ’Recherche pour un Mali contemporain", un grand colloque a été organisé, afin de susciter les échanges entre les intellectuels et les universitaires de tous les pays Face aux défis d’aujourd’hui, le débat sur l’ Afrique prend une grande ampleur.
Monsieur l’ Ambassadeur a ouvert ces journées-débats dans la salle de spectacle du CCF avec comme médiateur, Moussa KONATE, grand écrivain malien, fondateur des éditions le Figuier.

C’est devenu une tradition à Bamako que d’organiser des rencontres entre des intellectuels étrangers et les universitaires du Mali. D’éminents chercheurs français et universitaires étrangers sont venus présenter au public leurs dernières publications dans les disciplines aussi variées que la sociologie avec l’intervention de Michel Wieviorka, sociologue, Président de l’association internationale de sociologie. Enseignant à l’EHESS à Paris, il explique qu’aujourd’hui, la sociologie s’intègre dans toutes les disciplines, telles, l’histoire, l’anthroplogie, l’espace. l’inter disciplinarité est nécessaire pour comprendre les civilisations.
Jean-Pierre Dozon, éminent anthropologue, spécialiste des sociétés africaines, Directeur de recherche à l’ IRD, Directeur d’études à l’EHESS, a présenté la diversité et la complexité africaine et comment ses traditions pourraient s’inscrire dans le processus de décollage de l’ Afrique. Les disciplines aussi variées que l’histoire avec la passionnante intervention de l’ historienne Catherine Coquery-Vidrovitch, la philosophie dans l’éveil de l’ Afrique avec Tanella Boni, sans parler des journalistes africains tels Eyoum Ngangué, camerounais qui sont venus à Bamako expliquer la situation socio-politique de leurs différents pays.
Enfin, on élargira le questionnement du colloque en se demandant si, davantage que par le passé, ce ne sont pas les expressions artistiques, c’est-à-dire littéraires, musicales ou picturales, celles-ci pouvant être parfois le prolongement d’expressions religieuses, qui pourraient être le plus à même de rendre compte, tout en en étant partie prenante, des grandes évolutions de l’Afrique contemporaine.

Un public nombreux profane est venu écouter ces conférences avec un grand intérêt.

