Ambassade de France au Mali Service de coopération et d’action culturelle 11 octobre 2011
LE CHOLERA Le choléra étant récurrent au Mali, Il convient de rappeler les règles élémentaires d’hygiène par rapport à ces maladies à transmission orofécale dont fait partie le cholera :
o Se laver les mains, geste qui reste primordial vu l’importance de la transmission manu portée ; L’utilisation d’un savon ou éventuellement d’un soluté ou gel hydroalcoolique est particulièrement recommandée si vous n’avez pas accès à de l’eau facilement dans la journée. o Éviter l’ingestion d’aliments potentiellement à risque (c’est-à-dire tout ce qui est cru ou cuit mais consommé froid), o Eviter les boissons à risque (eau locale en bouteille non capsulée) et de glaçons o La prévention médicamenteuse n’est pas indiquée en dehors de situations particulières o Avoir toujours de l’eau de boisson en réserve et en cas de diarrhée se réhydrater et consulter un médecin.
Rappel sur la maladie :
Le choléra est une toxi-infection digestive aiguë due à l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par les bacilles Vibrio cholerae appartenant aux sérogroupes O1 et O139 (vibrions cholériques). La maladie résulte de l’absorption par la bouche d’eau ou d’aliments contaminés. Les bacilles sécrètent dans l’intestin la toxine cholérique, qui provoque la perte d’eau et d’électrolytes (jusqu’à 15-20 litres par jour). Les selles diarrhéiques libérées en grande quantité permettent la propagation des bacilles dans l’environnement et la transmission oro-fécale.
La durée d’incubation est courte, de quelques heures à cinq jours. La plupart des sujets contaminés par V. cholerae présentent peu ou pas de symptômes, bien qu’on puisse retrouver le bacille dans leurs selles pendant une à deux semaines. En cas de maladie, 80 à 90 % des épisodes sont bénins ou modérément sévères et il est alors difficile de les distinguer cliniquement d’autres types de diarrhées aiguës. Moins de 20 % des malades développent un tableau de choléra typique avec des signes de déshydratation modérée à sévère : il y a alors de violentes diarrhées et des vomissements, en « eau de riz sans fièvre qui peut amener au décès par déshydratation ;
Le traitement consiste essentiellement à compenser les pertes digestives d’eau et d’électrolytes. La réhydratation est réalisée par voie orale ou en intraveineuse, en fonction de l’importance de la déshydratation. Une amélioration de l’état du sujet est visible rapidement (en quelques heures) et la guérison survient en quelques jours. Le vibrion responsable du choléra est peu transmissible lorsque les règles d’hygiène de base sont respectées. La chloration adaptée de l’eau et les mesures d’hygiène de base suffisent généralement à prévenir les contaminations.
Pour en savoir plus http://www.invs.sante.fr/surveillan...
Dr MARQUIS MICHEL Conseiller Régional de Coopération Sante et développement social
