Participation de l’Ambassade de France au Mali à l’ouverture de la 16ème édition de la Quinzaine de l’Environnement (4 juin)

L’Ambassade de France, en tant que chef de file des partenaires techniques et financiers du Mali pour l’année 2015 et représentante de la future présidence de la COP21, a participé à l’ouverture de la 16ème édition de la Quinzaine de l’Environnement organisée le 4 juin à Sikasso, capitale régionale située au sud-est du Mali.
JPEG

A cette occasion, des centaines de personnes sont venues assister à la cérémonie d’ouverture placée sous la présidence de la Première Dame du Mali, Mme Keïta Aminata Maïga. Pour la deuxième année consécutive, après Ségou en 2014, l’événement a été délocalisé en dehors de Bamako.

JPEG - 44 ko
Discours de la Première Dame du Mali, Mme Keïta Aminata Maïga

Cette cérémonie d’ouverture de la 16ème édition de la Quinzaine de l’Environnement a été marquée par les discours du Maire de Sikasso, du Gouverneur de la région de Sikasso, du Représentant-résident du PNUD, du Premier conseiller de l’Ambassade de France au Mali, du Ministre de l’Environnement, du Développement durable et de l’Assainissement et de la Première Dame.

JPEG - 43 ko
Discours du Ministre de l’Environnement, du Développement durable et de l’Assainissement

Elle a été l’occasion pour l’Ambassade de France au Mali de souligner l’importance de la problématique du changement climatique pour le Mali. Elle a également été l’occasion de mettre en évidence le caractère crucial de la 21ème Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, plus communément appelée COP21, qui se déroulera à Paris entre le 30 novembre et le 11 décembre prochains. L’enjeu de la COP21 sera en effet de taille puisqu’il s’agira d’aboutir, pour la première fois, à un accord universel et contraignant permettant de lutter efficacement contre le changement climatique.

JPEG - 61.3 ko
Stand de l’Union européenne et de ses Etats membres à Sikasso

Discours du Premier conseiller de l’Ambassade de France au Mali, prononcé au nom de l’Ambassadeur de France au Mali, à l’occasion du lancement de la seizième édition de la Quinzaine de l’Environnement au Mali (Sikasso, le 04 juin 2015) :

" Excellence Madame la Première Dame,
Excellence Monsieur le Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable,
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,
Messieurs les anciens Ministres de l’Environnement,
Monsieur le Gouverneur de la région de Sikasso,
Monsieur le Maire de la ville de Sikasso,
Mesdames et Messieurs les représentants des institutions et administrations de la République du Mali,
Monsieur le Représentant résident du PNUD au Mali,
Mesdames et Messieurs les représentants de la société civile et du secteur privé,
Chers collègues représentants des partenaires techniques et financiers,
Mesdames et Messieurs,

Je tiens tout d’abord à exprimer mes remerciements pour l’invitation qui nous été faite de participer à l’ouverture de cette 16ème édition de la Quinzaine de l’Environnement. Cet évènement existe depuis l’an 2000 et démontre toute l’importance que les autorités maliennes accordent à la problématique de l’environnement, à commencer par vous, Excellence Madame la Première Dame, dont nous connaissons et saluons l’investissement personnel en tant que Présidente de l’ONG Agir. Je salue également la Suède, chef de file des partenaires techniques et financiers pour l’environnement, ainsi que l’ensemble des autres PTF représentés ici, notamment l’Union européenne.

Cette 16ème édition de la Quinzaine de l’Environnement présente également cette année la particularité de se tenir 6 mois avant une échéance de toute première importance pour le monde à savoir la 21ème Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, plus communément appelée COP21, qui se déroulera à Paris entre le 30 novembre et le 11 décembre prochains. L’enjeu de la COP21 sera de taille puisqu’il s’agira de remplacer le Protocole de Kyoto et d’aboutir, pour la première fois, à un accord universel et contraignant permettant de lutter efficacement contre le changement climatique.

***

Excellence Madame la Première Dame, Excellence Monsieur le Ministre de l’Environnement, du Développement durable et de l’Assainissement,

Vous l’aurez compris, c’est donc avec une double casquette que je m’exprime aujourd’hui. A la fois au nom de la Présidence de la Troïka des partenaires techniques et financiers mais également au nom de la future présidence française de la COP21.

Dans le travail quotidien qu’ils effectuent main dans la main, le gouvernement du Mali et les partenaires techniques et financiers font un constat simple : les ressources de notre planète se réduisent, voire disparaissent, en raison des effets conjugués du développement économique et de la croissance démographique. Par ailleurs, nous sommes de plus en plus confrontés aux conséquences du changement climatique. Le Mali, pays sahélien, n’échappe pas à cette réalité. Alors que votre pays n’a que très peu d’impact sur le changement climatique compte tenu de la faiblesse de ses émissions de carbone, il est particulièrement menacé par ses conséquences au nombre desquelles on peut citer les sécheresses, les inondations ou encore la pollution atmosphérique. Je sais en particulier que la situation du fleuve du Niger est source de préoccupation au plus haut niveau de l’Etat en raison de la baisse de ses crues, du phénomène d’ensablement ou encore de la pollution croissante. Ces phénomènes menacent en effet le fleuve Niger, le véritable Nil du Mali, qui constitue pourtant un capital crucial pour l’économie malienne puisque l’agriculture représente 80% de la population active et 35% du produit intérieur brut.

C’est pour cette raison que les partenaires techniques et financiers vont continuer à travailler avec le gouvernement du Mali sur la problématique environnementale et climatique afin d’aider le Mali à poursuivre son développement de façon durable. A titre d’exemple, la France, via l’Agence française de développement, s’est engagée aux côtés du Mali avec notamment la construction de la centrale de Kabala qui permettra la desserte en eau potable d’un million d’habitants de Bamako d’ici 2018 pour près de 36 milliards de FCFA, dont 11 milliards proviennent de l’Union européenne. Le projet de Kabala s’inscrit dans la suite de la construction de la station de traitement des eaux de Missabougou qui permet actuellement la desserte en eau potable de 170 000 habitants de Bamako. Bien d’autres projets sont également mis en œuvre par les PTF au Mali.

***

Excellence Madame la Première Dame, Excellence Monsieur le Ministre de l’Environnement, du Développement durable et de l’Assainissement,

Comme je le disais plus tôt, la fin de l’année 2015 verra également se dérouler une échéance cruciale avec l’organisation de la COP21 à Paris dont les résultats concerneront la vie de milliards de personnes, notamment parmi les générations futures. La France en tant que pays hôte et future présidence de la COP21 a pour objectif de parvenir à une Alliance de Paris qui permette :

- De contenir le réchauffement climatique global sous les 2°C, limite au-delà de laquelle les conséquences du changement climatique seront dramatiques ;

- D’adapter nos sociétés à la réalité du changement climatique et de faire en sorte que nous nous tournions vers des économies dites sobres en carbone.

Dans ce cadre, la France a également pour responsabilité de faire en sorte que les attentes exprimées par l’ensemble de la communauté internationale, notamment par les pays africains dont le Mali, puissent être prises en compte. Mon pays travaille donc, avec ses partenaires, sur quatre points principaux :

1/ La négociation d’un accord universel et juridiquement contraignant qui entrera en vigueur en 2020 ;

2/ La présentation, par tous les pays, d’une contribution nationale c’est-à-dire des objectifs que se fixe chaque Etat en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et en matière d’adaptation au changement climatique ;

3/ Le renforcement et la promotion des initiatives provenant des acteurs non-gouvernementaux pour lutter contre le changement climatique dans le cadre de ce que l’on appelle l’Agenda des solutions ;

4/ Sur le plan financier, répondre à l’engagement formulé par les pays développés à Copenhague en 2009 de mobiliser 100 milliards de dollars, public et privés, par an à partir de 2020 afin de permettre aux pays en développement de lutter efficacement contre le dérèglement climatique. Sur le plan financier, il s’agit également d’inciter tous les acteurs financiers à réorienter leurs investissements pour permettre de faire émerger des économies sobres en carbone et résilientes au changement climatique.

A six moins de l’ouverture de la COP21, on assiste donc à une large mobilisation de l’ensemble de la communauté internationale. Mais les efforts doivent se poursuivre. Je sais, Excellence Monsieur le Ministre, que la COP21 est une priorité pour vous. Le Mali s’est engagé depuis plusieurs années à lutter contre le changement climatique en posant un certain nombre de jalons tels que la signature et la ratification de la Convention-cadre des Nation Unies sur les changements climatiques, la signature et la ratification du Protocole de Kyoto ou encore l’adoption d’une politique nationale sur les changements climatiques et la création d’un « fonds vert » pour lequel le Mali est pilote en Afrique. Cet engagement n’est pas anodin : la population du Mali va doubler d’ici 20 ans et la question de la préservation des générations futures que j’évoquais plus tôt se pose donc avec acuité.

Actuellement, sous votre impulsion éclairée, Monsieur le Ministre, le Mali se prépare activement à la COP21 et je vous en félicite au nom de la France. La préparation de votre contribution nationale est en cours et votre expertise nationale ainsi que vos négociateurs sont de qualité. Il s’agit d’autant d’indicateurs qui présagent d’une participation active du Mali à la prochaine COP21 à Paris.

***

Excellence Madame la Première Dame, Excellence Monsieur le Ministre de l’Environnement, du Développement durable et de l’Assainissement,

Je voudrais réitérer l’engagement des partenaires techniques et financiers à accompagner le gouvernement du Mali pour faire des questions environnementales et climatiques l’une des priorités des réformes en cours et à aider le Mali pour qu’il poursuive son développement de façon durable.

Pour terminer, je souhaite saluer l’engagement du Mali qui a bien compris, depuis longtemps, l’importance pour les pays sahéliens des enjeux de l’environnement et du changement climatique. A cet égard, au nom de la France et des PTF, je souhaite rendre hommage à Monsieur le Président de la République du Mali, S.E. M. Ibrahim Boubacar Keïta et à l’action du gouvernement malien.

Vive le Mali, vive la Quinzaine de l’Environnement.

Je vous remercie. "

Dernière modification : 09/06/2015

Haut de page