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Le Service de Coopération et d’Action culturelle et son réseau au Mali

Le SCAC, le Centre culturel français de Bamako (CCF) et les deux nouvelles Alliances franco-maliennes de Kayes et de Mopti forment un ensemble intégré de coopération et d’échanges avec le Mali, reposant sur une cinquantaine d’agents (expatriés ou de droit local) qui disposent de plus de 8 millions d’euros chaque année pour mener les actions programmées en partenariat avec les autorités maliennes.

Les actions conduites par le SCAC

  • Enseignement supérieur et recherche

La formation des futurs cadres du pays constitue une de ses priorités :

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-  S’agissant de l’accueil et de la formation des étudiants maliens en France, l’ambassade met en œuvre un important dispositif de bourses, qui s’articule en deux volets : bourses en alternance pour formation doctorale, ouvertes aux étudiants ainsi qu’à de jeunes professionnels, la sélection des candidats prenant en compte les disciplines retenues dans les accords de coopération universitaire ou dans le projet d’appui à l’enseignement supérieur ; bourses d’excellence, programme développé en partenariat avec le gouvernement malien (financement à parité), qui s’adresse aux meilleurs bacheliers de l’année et leur permet de suivre un cursus conduisant jusqu’au master (niveau baccalauréat +5), voire, dans certains cas et pour certaines disciplines, jusqu’au doctorat. D’une manière générale, le SCAC contribue à la mobilité internationale des étudiants et des jeunes chercheurs maliens en faisant mieux connaître les possibilités offertes par le système français d’enseignement supérieur et en diffusant une information précise et actualisée sur les conditions de vie et d’accueil des étudiants étrangers en France (Espace CampusFrance ouvert depuis le début l’année 2008).

-  Un soutien significatif est également apporté au Mali dans sa politique de modernisation et de diversification de l’enseignement supérieur. En particulier, un financement pluriannuel assuré sur le Fonds de solidarité prioritaire (FSP) a permis d’apporter un appui aux filières professionnalisantes mises en place à l’université de Bamako et contribue à la valorisation des ressources humaines (personnels administratifs et techniques, enseignants-chercheurs, jeunes chercheurs). Un effort important vise également à fournir l’aide et l’expertise nécessaires à la transformation du système traditionnel en un dispositif se référant aux standards internationaux et européens (système LMD). Des échanges scientifiques soutenus avec les meilleures universités françaises permettent aux différentes facultés de l’université de Bamako de bénéficier pleinement du mouvement international de production et de circulation du savoir.

-  Les institutions maliennes de recherche bénéficient d’actions spécifiques, souvent montées en partenariat avec l’Institut de recherche pour le développement (IRD) ou le CIRAD (organisme scientifique français spécialisé en agriculture des régions tropicales). Le projet FSP « Soutien aux recherches en sciences sociales et humaines sur le Mali contemporain » permettra, dès octobre 2008, d’engager des travaux conjoints sur des questions de société non défrichées ou qui mériteraient d’être étudiées en profondeur. Une attention particulière sera apportée, dans ce projet également, au perfectionnement des jeunes chercheurs maliens. Dans le domaine médical, la mise en place d’un centre de recherche sur la drépanocytose, avec l’appui de la fondation Pierre Fabre et de la coopération monégasque, constitue un des principaux projets pour les années à venir.

  • Gouvernance démocratique et développement local

La contribution à l’amélioration de la gouvernance se traduit par des programmes de coopération et de soutien à la réforme de l’Etat malien et à la modernisation de son administration : ces actions s’inscrivent dans le programme de développement institutionnel (un projet FSP venant en appui au diagnostic en matière de gouvernance démocratique, puis au renforcement des capacités de ses acteurs les plus utiles), accompagnent le plan de consolidation et de modernisation de l’état civil (avec l’aide de l’AIMF), contribuent au renforcement de la justice et de la sécurité (nouveau projet FSP « JUSSEC » en collaboration avec le SCTIP) et accompagnent les formations des cadres en charge des finances publiques. Afin de renforcer le processus de décentralisation et de contribuer à la consolidation des capacités locales, la coopération française soutient, aux côtés de la Commission européenne, le financement d’investissements des collectivités locales et des acteurs locaux dans les régions du Nord du Mali et dans les quartiers les plus pauvres de Bamako.

Cette préoccupation se traduit également par un appui aux très nombreuses actions de coopération décentralisée menées par les collectivités territoriales françaises et aux interventions des organisations non gouvernementales (ONG) françaises implantées au Mali. C’est ainsi que plus de 150 partenariats de collectivités locales sont effectifs au Mali et mettent en œuvre plus de 5 millions d’euros chaque année au bénéfice des communes, cercles et régions du Mali.

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Une attention particulière est apportée aux problèmes de la jeunesse. Dans ce cadre, le SCAC soutient les actions pouvant améliorer l’insertion sociale, économique et culturelle des jeunes, grâce notamment au nouveau programme pluriannuel d’appui à la jeunesse malienne (PAJM), et met l’accent sur la région de Kayes, principale région d’origine des Maliens de France, ainsi que sur les grandes villes. La coopération française contribue ainsi au maintien des jeunes dans les régions sources d’émigration. Le renforcement des actions de « développement solidaire », où les migrants sont encouragés à mobiliser leur épargne vers des investissements productifs, concourt à cet objectif. Enfin, à Bamako, les projets du Fonds social de Développement (FSD) privilégient un appui aux femmes actrices du développement en milieu urbain et soutiennent des actions en faveur de l’enfance vulnérable (enfants privés de famille, enfants des rues, filles-mères).

  • Culture et Francophonie
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Dans le domaine culturel, qui mobilise des moyens importants, le service de coopération et d’action culturelle contribue, aux côtés du Centre culturel français de Bamako (CCF), à faire connaître au Mali la création française la plus contemporaine, à croiser les regards d’artistes français et maliens et à faciliter la mobilité internationale des artistes et des créateurs. C’est ainsi que le nouveau programme pluriannuel d’appui à la diversité culturelle au Mali, financé sur le FSP, permet de structurer et de soutenir les initiatives locales les plus prometteuses. Des actions de formation aident les nouveaux talents maliens à se professionnaliser et à accéder à la notoriété internationale. De même, il est proposé aux jeunes professionnels maliens du secteur culturel d’améliorer leurs qualifications en relation avec des opérateurs français reconnus. Dans le domaine de l’audiovisuel, la coopération française s’attache à promouvoir la création malienne en favorisant la formation des scénaristes, des réalisateurs et des techniciens ; elle appuie également plusieurs longs métrages à diffusion internationale, des productions pour la télévision et des réalisations pour les radios.

En outre, un programme d’appui au renforcement de la langue française a pour objectifs le renforcement de l’environnement francophone des jeunes, le développement d’espaces éducatifs et culturels, ainsi que la création d’un dispositif de perfectionnement des enseignants.

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Sont notamment soutenus des pôles d’excellence pour la langue française qui permettront aux jeunes Maliens d’accéder à l’information francophone et à des programmes de formation visant à consolider leurs connaissances en langue et civilisation françaises. La création fin 2009, à Mopti et à Kayes, de deux Alliances franco-maliennes, permet de prolonger dans ces régions les actions de coopération culturelle et linguistique menées dans la capitale.

Deux nouvelles Alliances franco-maliennes au Mali

L’Alliance française est un réseau de plus d’un millier d’associations de droit local implantées dans une centaine de pays afin de mieux faire connaître la langue française et les cultures francophones et locales. Ces établissements culturels et linguistiques sont ouverts aux partenariats internationaux et aux coopérations décentralisées ; ils bénéficient du label « Alliance française », garantie de qualité pour les services proposés, dont les cours de langue française. Le Mali bénéficie désormais de ce réseau.

  • L’Alliance franco-malienne de Mopti

Mopti, la « Venise malienne », est un important carrefour culturel et touristique où cohabitent pêcheurs, éleveurs et commerçants. Située près du fleuve et en plein centre-ville, l’Alliance jouit d’une vue imprenable sur les paysages du delta intérieur du Niger, tout en profitant de la grande animation de la ville. Au service des Mopticiens, l’Alliance ne se veut pas uniquement un « institut de langues » mais un réel acteur au service du développement local par l’éducation et le renforcement des capacités des acteurs de la région. C’est dans un effort commun avec les autorités de la région (Mairie, Conseil de cercle, Académie, etc.) que l’Alliance entend développer un centre d’apprentissage, d’échange et de culture. Cette démarche pédagogique est appuyée par des activités culturelles et d’animations autour de la lecture et de l’expression en langue française (atelier de théâtre, de musique, de média, etc.) en partenariat avec l’ONG Action Mopti. L’Alliance Franco-Malienne de Mopti (AFMM) souhaite également devenir un lieu de documentation et de recherche sur les richesses de la région. Dotée d’une salle de spectacle de 300 places, l’Alliance proposera début 2010 des concerts, des spectacles, des séances de cinéma et des expositions afin de valoriser le pluriculturalisme de la région en accueillant des artistes locaux et internationaux.

  • L’Alliance franco-malienne de Kayes

Kayes, ville d’ouverture et de mobilité, est proche de la France, autant par son histoire que par son actualité. L’Alliance Franco-Malienne de Kayes (AFMK) est née de la volonté commune des acteurs de la société civile (enseignants, sportifs, jeunes, artistes, etc.) et des autorités locales d’offrir à la population de la ville et de la région, un espace de qualité pour vivre leurs activités. En reprenant et rénovant l’ancienne « Amicale », l’AFMK s’appuie sur une longue tradition de ce lieu de culture et de sports bien connu de tous les Kayésiens. L’Alliance de Kayes se présente comme un outil rénové au service du développement et de l’épanouissement de la population kayésienne, et de sa jeunesse en particulier, grâce aux évènements et aux activités programmées (ateliers d’instruments traditionnels, recherche et perfectionnement des jeunes talents artistiques de la région, « Fête de la Musique », forum sur les études supérieurs et le monde de l’entreprise adressé au lycéen, séances de contes, SAFRA 2009, club cinéma, club scientifique, pratique du basket, volley, handball, arts martiaux, etc.)

Le Centre culturel français de Bamako

Le Centre Culturel Français de Bamako appartient au réseau des établissements culturels français relevant du Ministère des Affaires Etrangères, en Afrique et dans le monde. Instrument de culture et de coopération, il obéit à une double vocation :

- la mise en valeur de la culture française et européenne au travers de ses productions (arts visuels, cinéma, spectacles vivants, mais aussi livres et nouvelles techniques de communication), et de ses acteurs (artistes en résidence, conférenciers, formateurs).
- la mise en valeur au Mali et en France des formes artistiques et culturelles maliennes par une aide à l’expression artistiques et intellectuelle, et à la professionnalisation des opérateurs culturels.

  • Son programme d’activités :

- Théâtre, cinéma, concerts, expositions, opérations de décentralisation, partenaire de plusieurs grandes manifestations maliennes à visée internationale (Biennale des Arts, Rencontres de la Photographie Africaine, Festival Ecrans Libres, Rencontres Théâtrales, Les Tamani D’Or, Festival au Désert, Festival de Ségou, Etonnants voyageurs, Festival de la marionnette de Markala). Il est également co-organisateur avec le Ministère de la Culture de fêtes nationales (Lire en fête, Semaine de la Francophonie, Printemps des poètes, Fête de la Musique, Fête du Cinéma…).

- Sa médiathèque : Plus de 45 000 titres (livres et vidéogrammes), son atelier multimédia, qui vous permet de vous initier à la documentation sur les réseaux virtuels et d’accéder librement à la presse, font de lui un instrument de consultation, d’information et de diffusion de l’écrit.

Les évolutions récentes du CCF

Le souci constant de l’équipe du CCF est d’élargir son public en développant une offre complète et importante de projets culturels.

Depuis la nomination de la nouvelle direction en septembre 2006, le Centre Culturel Français a ainsi entrepris de nombreux efforts pour élargir sa programmation aux esthétiques contemporaines : vidéo, photographie, hip-hop, électronique.

Le CCF développe également un intense programme de décentralisation de ses activités : il n’est pas rare aujourd’hui de voir des concerts ou des spectacles CCF dans les lieux les plus divers – et parfois les plus insolites de Bamako : Palais de la Culture, cinéma de quartiers, night club, Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia, ancienne usine , etc..

Enfin, en tant qu’unique médiathèque de prêt du Mali, disposant d’un catalogue livres, DVD, multimédia de plus de 45 000 titres, le CCF a su fidéliser un lectorat régulier d’étudiants issus des élites maliennes et amenés à occuper à terme des postes à haute responsabilité au sein des institutions publiques maliennes et des entreprises privées .

L’Agence française de Développement au Mali

  • Axes et volume d’intervention

En conformité avec les orientations du Document Cadre de Partenariat signé en juillet 2006 entre la France et le Mali, l’AFD privilégie trois secteurs d’intervention : le développement du secteur productif, l’eau et l’assainissement, l’éducation.

Depuis 2000, le volume total des engagements de l’AFD au Mali, y compris les aides budgétaires, s’est élevé à 295 millions d’euros, soit près de 200 milliards de FCFA, principalement sous forme d’aide projet (70% dont une partie en prêts concessionnels octroyés à des opérateurs intervenants selon une logique commerciale : 26%).

* prévisions

Des partenariats ont été noués avec des collectivités locales, des ONG et des associations de migrants afin d’enrichir nos modalités d’intervention et de procéder à des cofinancements.

Les priorités des autorités du Mali ainsi que l’ouverture à d’autres partenaires ont conduit à porter l’accent sur le développement du secteur productif, la formation professionnelle et le développement urbain et à favoriser, dès lors qu’il existe une demande, la dimension développement solidaire.

Par ailleurs, en plus 40 ans d’existence, le Centre d’études financières économiques et bancaires (CEFEB), département du Groupe de l’AFD, spécialisé dans la formation et installé à Marseille, aura pu contribuer à la formation de 400 cadres maliens. Sur les cinq dernières années, ce sont plus de 200 personnes qui ont bénéficié des différentes offres de stage, séminaires et ateliers, organisés à Bamako, en Afrique de l’Ouest ou à Marseille. Ces cadres sont appelés à occuper des postes à responsabilité dans les entreprises privées et publiques, l’administration, les services publics, les banques et les institutions financières.

  • Secteur productif

Le soutien à la croissance économique s’articule autour de trois objectifs : lever les obstacles au développement du secteur privé, appuyer le développement de l’agriculture afin, notamment, de garantir la sécurité alimentaire.

Une place essentielle est donnée à l’agriculture, principal moteur de croissance, à travers un appui aux filières agricoles et au financement du monde rural. Les interventions de l’Agence ont ainsi accompagné les investissements dans le secteur cotonnier et la zone de l’Office du Niger. Une orientation vers la transformation/valorisation des produits agricoles, et donc le développement de l’agro-industrie, complète aujourd’hui ces premières interventions.

L’appui à la structuration et au développement du secteur de la micro et mésofinance est un autre domaine que l’AFD souhaite privilégier, notamment pour favoriser le financement des PME-PMI. Des lignes de crédit à taux concessionnels mais également des garanties (mécanismes ARIZ) sont ainsi proposées au système bancaire malien.

- Appui au secteur privé

subvention de 7.4 M€ (2009)

Il s’agit d’un programme d’appui institutionnel afin d’augmenter durablement la contribution du secteur privé à la croissance économique du Mali et à son intégration régionale. A cet effet, les objectifs spécifiques sont : • conforter la place des PME/TPE dans leur rôle de moteur de croissance de l’économie en privilégiant les secteurs à haute intensité de main d’œuvre ainsi que les filières présentant un avantage comparatif (biens non échangeables – agro-industries) ; • contribuer à la structuration des organisations intermédiaires représentatives du secteur privé afin d’améliorer le dialogue avec l’Etat et de contribuer à la définition de politiques soutenables en faveur de la compétitivité et qualité des produits maliens ; • accompagner les banques dans le financement des PME (mésofinance) ; • renforcer la qualité de l’environnement des affaires en favorisant le dialogue public/privé.

A cet effet, le programme s’articule autour de cinq composantes : • renforcement des capacités des entreprises privées, des services d’appui non financiers et des organisations intermédiaires représentatives ; • Appui à la structuration et à la mise en place de systèmes productifs locaux ; • Accompagnement des banques dans leur rôle de financement de l’économie et de financement des petites et moyennes entreprises (mésofinance) ; • Renforcement des Assemblées régionales et des ministères, notamment le MIIC, via un appui institutionnel et l’animation du dialogue public/privé ; • Renforcement des institutions de gestion de la qualité.

Le plan de financement du programme PASP, pour une durée estimée à cinq ans, est d’un montant total de 14,78 millions d’euros, dont : • subvention AFD de 5,9 M€ + subvention DGTPE pour le développement de la mésofinance de 1,5 M€ ; • contribution de la Banque mondiale au fonds à coûts partagés de 3 M US$ en subvention (2,38 M€ sur deux ans) ; • contribution dans le cadre du programme APE de l’UE sur 10ème FED de 5 M€ en subvention, en gestion déléguée à l’AFD.

- Appui au développement économique de la zone de l’Office du Niger subvention de 10 M€ (2005)

Les objectifs de la contribution financière de l’AFD, en articulation avec les interventions des autres bailleurs auprès de l’’Office du Niger, sont au nombre de cinq : - Favoriser la croissance et réduire la pauvreté en milieu rural par un accroissement des revenus des producteurs ; - Améliorer le service de l’eau et la gestion des aménagements hydro-agricoles autour du fleuve Niger ; - Optimiser l’usage des ressources en eau du fleuve ; - Sécuriser l’environnement technique et économique de l’agriculture par une mise en valeur optimale des aménagements hydrauliques ; - Améliorer les capacités de suivi, d’évaluation et de prospection dans la zone. Favoriser la coopération régionale..

- Appui au développement économique des zones cotonnières

subventions de 6.5 M€ (2000) et 11 M€ (2007)

Ce programme vise à favoriser le développement économique durable dans les zones cotonnières, par l’amélioration de la productivité et la diversification des exploitations du système coton, le renforcement des capacités du réseau des coopératives de producteurs et de l’Interprofession coton, enfin une meilleure mobilisation, diffusion et analyse de l’information à l’ensemble des acteurs de la filière et de l’Etat. Il comprend les volets suivants : 1) appuis aux acteurs pour assumer leur rôle respectif dans la gouvernance de la filière coton, via un renforcement de leur capacité : (i) l’Etat et ses démembrements pour le pilotage macro- social de la filière ; (ii) le réseau des coopératives de producteurs de coton (SCPC, UC, US, UR, et Faîtière Nationale), pour gérer les fonctions qui leur sont dévolues ; (iii) l’Interprofession pour la gestion des fonctions critiques ; 2) amélioration de la productivité, diversification et durabilité des exploitations du système coton, grâce à (i) l’extension des dispositifs de conseil agricole à l’exploitation et l’alphabétisation fonctionnelle, (ii) un meilleur accès au financement d’exploitation découplé de la garantie coton, et (iii) la professionnalisation de l’approvisionnement en intrants vivriers ; 3) contribution à la sécurisation des revenus des producteur, de la filière et de l’Etat, via : (i) la gestion du risque-prix coton et le conseil de gestion ; (ii) une politique qualité ; (iii) l’atténuation des contraintes à l’essor des cultures /élevage de diversification.

- Appui à la Banque nationale de développement agricole (BNDA)

prêt, garantie et subvention pour un montant total de 25,3 M€ (2002) prêt de 6 M€ et subvention de 3,5 M€ (2007)

L’AFD accompagne depuis sa création la BNDA, opérateur bancaire majuer pour le développement de l’agriculture et de l’agro-industrie. L’objectif des financements récents est d’accompagner la réforme de la BNDA afin qu’elle devienne une banque de développement encore plus performante et adaptée à son environnement. A cet effet, les actions entreprises visent à assurer une offre de produits et services financiers au monde rural et contribuer au financement des investissements agricoles et des entreprises dans tous les secteurs. Par son financement octroyé en novembre 2007, l’AFD a privilégié un appui au développement des crédits d’investissements aux PME-PMI, via un refinancement à taux concessionnel, ainsi l’exstension des interventions en faveur des réseaux de microfinance .

- Fonds malien de renforcement des capacités commerciales

subvention de 1,5 M€ (2006)

Ce fonds est une enveloppe ouverte dans le cadre du Programme de Renforcement des Capacités Commerciales (PRCC). Il permet de financer des projets d’appui à l’exportation de biens et services identifiés par la partie malienne. D’ores et déjà, les autorités maliennes ont identifié plusieurs opérations susceptibles d’être éligibles à ce fonds, notamment des actions d’appui à la filière exportatrice de produits agroalimentaires (avec des points d’application possibles relatifs à la traçabilité, le conditionnement, l’emballage, le transport, voire la recherche de nouveaux marchés et la commercialisation), ou encore des appuis au renforcement des capacités de négociation institutionnelles, consistant, par exemple, en la mise en œuvre d’un programme de formation de cadres maliens chargés de la représentation du Mali dans les différentes tribunes de négociations internationales.

  • Infrastructures et développement urbain

Au Mali, près de 50% de la population est privée d’accès à l’eau potable. L’AFD se positionne comme un bailleur de référence dans ce secteur. Ses interventions visent à pérenniser l’accès des populations au service public de l’eau potable et à développer les services publics d’assainissement.

L’Agence finance des programmes d’investissements permettant la réalisation d’infrastructures, tant en milieu rural qu’urbain. Elle appuie le renforcement des capacités de gestion du service de l’eau et apporte son soutien technique à la Direction nationale de l’hydraulique. Elle encourage une gestion partagée de l’eau impliquant les collectivités locales, des opérateurs privés ou associatifs, l’Etat et les usagers afin de favoriser une meilleure appropriation des projets et un entretien pérenne des infrastructures.

L’AFD est également très active sur le plan régional, notamment pour ce qui concerne la gestion de la ressource en eau du Bassin du Niger.

Depuis 2009, l’orientation retenue, dans le cadre de la logique de la Déclaration de Paris et du Code de Conduite Européen (concentration des interventions sur trois secteurs), a amené l’AFD à focaliser ses intervention en milieu urbain, et principalement à Bamako, en raison de l’absence de toute présence de bailleurs de fonds significatifs sur Bamako, mais également en complémentarité de l’appui au développement du secteur privé-secteur productif à fort contenu en main d’œuvre et valeur ajoutée locale.

- Projet d’Alimentation Urgente en Eau Potable de la ville de Bamako

Prêt très concessionnel contra cyclique de 12 M€ (2009)

Le projet vise l’amélioration de la desserte en eau de la commune 6 de Bamako sur la rive droite du Niger qui, avec une croissance démographique de 10 % par an, constitue la zone d’expansion principale de l’agglomération. Il permettra de desservir 20.000 habitants supplémentaires et d’améliorer le service de 150.000 habitants. Il permettra en parallèle de participer à la construction d’une vision technique cohérente de l’alimentation en eau de la capitale et d’accompagner la réforme institutionnelle de l’hydraulique urbaine au Mali et de son acteur central, l’opérateur EDM. Il comporte :
- l’installation d’une station de traitement compacte d’une capacité de 12 000 m3/j ;
- la mise en place de 6 000 m3 de stockage, de 63 km de réseaux, de 2 500 branchements et de 180 bornes fontaines ;
- le développement de l’assainissement sur la nouvelle zone de desserte ;
- l’actualisation du schéma directeur AEP de Bamako et du projet structurant de Kabala.

Le projet se déroulera sous la maîtrise d’ouvrage de l’Etat malien représenté par la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH). A l’instar d’un projet récemment réussi, la DNH mandatera EDM comme maître d’ouvrage délégué. A la réception des travaux, les infrastructures seront incorporées au patrimoine confié à EDM dans le cadre de l’actuel contrat de délégation. Cette disposition deviendra caduque lors de l’entrée en vigueur de la réforme institutionnelle. Le mandataire EDM sera conseillé par un maître d’œuvre extérieur.

Un accompagnement de la maîtrise d’ouvrage (DNH) sera mis en œuvre, portant notamment sur le contrôle des marchés EDM et la réception des installations. Une action spécifique de raccordement des habitants nouvellement ou mieux desservis sera conduite en parallèle par EDM, assortie de subventions incitatives. Les entreprises seront recrutées par appel d’offres international

Coût et financement Le coût prévisionnel du projet est de 12,5 M €. Le financement en sera assuré par un prêt de 12 M € de l’AFD à l’Etat du Mali, et par une contribution nationale valorisée à 0,5 M € Le prêt est de type PTCC, avec un taux de 1 % et une durée de 25 à 30 ans.

- Projet d’assainissement de la ville de Kayes

Subvention de 0.45M€ (2009)

Le projet a pour finalité le développement pérenne de la salubrité urbaine au Mali. Au travers de ce projet pilote situé à Kayes, les objectifs suivants seront : • desservir de façon pilote 1.850 personnes en assainissement et en voirie améliorée, avec des solutions techniques adaptées permettant leur appropriation par les habitants. Le projet concerne deux secteurs de la ville de Kayes, l’un situé dans le quartier dit Kayes N’Di, l’autre dans le quartier dit Plateau ; • renforcer ou faire émerger des modes locaux d’organisation garantissant l’implication des habitants, des responsables de quartier et des services communaux dans la pérennisation du projet ; • sur le plan institutionnel national, prouver la pertinence des solutions techniques et organisationnelles mises en place, et fournir une référence et un référentiel en vue d’une transposition à d’autres villes du Mali dont Bamako ; • préciser un nouveau mode d’intervention valorisant le potentiel de la coopération décentralisée et dans lequel une collectivité française s’engage sur le long terme comme assistant à maître d’ouvrage d’une collectivité du sud.

Le projet est cofinancé par la Communauté urbaine d’Evry et l’Agence de bassin Seine-Normandie. Une convention d’assistance à maîtrise d’ouvrage sera signée entre la CU de Kayes et la CA d’Evry.

- Alimentation en eau potable et assainissement dans la région de Mopti

subvention de 11,3 M€ (2007)

Le programme vise à augmenter les taux d’accès à l’eau et à l’assainissement des habitants de 18 communes correspondant à 6 cercles (Bandiagara, Bankass, Djenné, Douentza, Koro et Mopti) de la région de Mopti (Vème région) à l’est du Mali. A l’issue du projet (2012 ou 2013), la population bénéficiaire estimée atteindra 400.000 personnes en milieu rural et semi-urbain, 25.000 personnes à Koro, 12.000 à Bankass et 10.000 à Sofara.

- Alimentation en eau potable et assainissement de centres semi urbains au sud du pays

subventions de 9,9 M€ (2003) et 6,1 M€ (2006)

La première phase du programme a consisté à améliorer l’accès à l’eau et à l’assainissement dans 13 centres semi-urbains du sud du pays par : - la réalisation d’infrastructures d’adductions en eau potable et d’assainissement. - un soutien à une gestion partagée de l’eau, impliquant l’Etat, les collectivités locales, des opérateurs privés ou associatifs et les usagers – un renforcement des capacités des communes en matière financière et de gestion des installations. La seconde phase (2006) a permis de réaliser les infrastructures d’adduction en eau potable et d’assainissement dans 10 centres semi-urbains au sud du Mali,. Elle comprend : - un programme d’actions visant à instaurer, dans la perspective du transfert de compétence en matière d’eau potable aux collectivités, une gestion partagée de l’eau impliquant les collectivités locales, des opérateurs privés ou associatifs, l’Etat et les usagers - la réalisation de 10 adductions d’eau et le développement de l’assainissement - la consolidation du dispositif de régulation par un audit technique et financier des exploitations. La zone d’intervention est localisée dans les cercles de Kadiolo, Koutiala et Sikasso dans les 3èmes et 4ème régions administratives du Mali à l’extrême sud du pays, et la commune de Ouéléssébougou située dans le cercle de Kati en 2ème région. La population bénéficiaire des 10 centres du projet devrait atteindre 117.000 habitants en 2020 (sur la base d’un taux de croissance de 3,5%).

  • Education – Formation

Si le Mali a réalisé ces dernières années d’importants progrès en matière de scolarisation, il n’en demeure pas moins d’importants défis, tant au plan quantitatif (insuffisance de maîtres, disparités dans l’accès à l’éducation) qu’au plan qualitatif (formation du personnel, insuffisance des infrastructures, gestion des flux d’élèves). L’AFD intervient dans ce secteur avec un triple objectif : améliorer l’accès à l’enseignement, améliorer la qualité de l’enseignement et appuyer le secteur de la formation professionnelle. • Améliorer l’accès. L’AFD a décidé de contribuer au renforcement de l’offre d’éducation fondamentale par l’extension des capacités d’accueil et le développement des capacités de gestion de l’administration déconcentrée. Son dernier projet (appui au programme sectoriel de l’éducation PISE II), en application de la déclaration de Paris sur l’harmonisation de l’aide, a initié une évolution vers l’aide budgétaire sectorielle, le secteur de l’éducation au Mali répondant aux critères d’un tel financement : existence d’une stratégie nationale de développement du secteur, d’un plan de développement à moyen et long terme, de capacités nationales de gestion financière et technique, etc…). • Améliorer la qualité de l’enseignement. La qualité de l’enseignement est primordiale pour stimuler une demande d’éducation. Pour renforcer la demande d’éducation fondamentale, les projets mis en œuvre ont visé à stimuler la mobilisation sociale des populations bénéficiaires, la structuration des instances communautaires concernées et l’implication des collectivités locales. Pour appuyer le Ministère de l’Education Nationale dans la mise en œuvre du PISE II, un volet de renforcement de capacités comprend deux composantes importantes pour l’amélioration des performances du secteur :
-  Le pilotage du système éducatif et du PISE par l’extension du dispositif de collecte de données et la mise en œuvre de réelles capacités de planification des structures centrales, déconcentrées et décentralisées afin d’améliorer la gestion et diminuer les inégalités.
-  Le système de formation des enseignants de l’éducation de base. Les activités financées par le concours concernent l’ensemble du processus de formation des enseignants. Un accent particulier est porté à l’amélioration du niveau de français des enseignants dans le fondamental et dans le secondaire général.

• un volet « appui à la formation professionnelle » L’AFD accompagne le Ministère de l’Education Nationale dans l’amélioration de sa politique de l’enseignement technique et de la formation professionnelle en finançant la réhabilitation de l’ancien IFP de Kayes qui devrait concentrer ses activités de formations sur les métiers du tertiaire mais aussi la création d’un nouvel IFP qui se consacrera aux filières industrielles et artisanales. Enfin, l’AFD instruit un projet innovant d’accompagnement des projets privés de centres de formation professionnelle de qualité par la mise en place de financement concessionnels auprès du système bancaire malien.

- Appui au Programme sectoriel éducation

Subventions de 17 M€ (2006) et de 3.5M€ (2009)

L’objectif de cet appui est de soutenir le programme sectoriel éducation mis en œuvre par les autorités maliennes et réduire les inégalités en matière d’éducation sur l’ensemble du territoire. A cet effet, il comporte un appui aux administrations en charge du programme, un volet visant à l’amélioration de la formation des enseignants, y compris de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Enfin, le financement prévoit la réhabilitation du centre de formation professionnelle de Kayes et la création d’un nouveau centre de formation professionnelle axé sur les filières industrielles et artisanales. Un financement complémentaire octroyé en 2009 a pour objet le financement partiel de la dernière année du PISE II et la préparation du PISE III. Il comporte

(i) une aide budgétaire sectorielle d’un montant de 2 M€ qui vient compléter l’aide budgétaire déjà octroyée par l’AFD pour la période 2007-2008 et

(ii) un volet de renforcement de capacités, d’un montant de 1,5 euros, pour la réalisation d’une partie des études nécessaires à la préparation de la troisième phase du PISE. Ces études visent notamment l’amélioration des stratégies relatives à la qualité des enseignements, à la réduction de disparités et au développement du post primaire.

- Amélioration de l’offre d’enseignement fondamental dans le district de Bamako subvention de 9 M€ (2004)

Ce financement a permis d’améliorer l’offre éducative fondamentale publique dans le district de Bamako, aux plans quantitatif comme qualitatif ainsi qu’une améliorer la gestion et l’efficacité du pilotage du système d’éducation. Il a notamment permis la construction de 210 salles de classes (soit un potentiel d’accueil de près de 10.000 élèves), de 35 bibliothèques et de 35 salles des professeurs dans les quartiers périphériques.

  • Autres secteurs et appui budgétaire global

Parallèlement à ces secteurs prioritaires, d’autres projets sont menés, dans les domaines de l’environnement (protection de la biodiversité) et de la santé (offre de soins via les centres de santé et l’hôpital de Mopti, financement de projets portés par les ONG en liaison avec les collectivités locales maliennes et la coopération décentralisée).

Enfin, l’aide budgétaire française est mise en œuvre par l’Agence.

- Appui budgétaire global

Subvention de 22 M€ (2007-2008) et de 5 M€ (2009) Conversion de la dette monétaire : 17,6 M€ (2008-2011)

La France appuie le Mali à travers des aides au budget de l’Etat. L’aide budgétaire 2005, d’un montant de 9 M€, a été décaissée en totalité en 3 tranches égales de 3 M€, sous forme de financement budgétaire non affecté.

En 2006, pour la première fois, la France a proposé une aide budgétaire pluriannuelle globale de 22 M€, pour la période 2006-2008, en appui au programme économique et financier mis en œuvre par le Mali, dans le cadre de sa stratégie de réduction de la pauvreté. Cet appui pluriannuel s’inscrit dans une démarche de renforcement de l’efficacité de l’aide et traduit une évolution du partenariat et des modalités de l’aide française au Mali marquée par le passage d’une logique de stabilisation macroéconomique à celle d’un soutien à la mise en œuvre de la stratégie de réduction de la pauvreté, s’inscrivant dans la durée et opérant dans un cadre conjoint.

Considérant la bonne qualité relative du système malien de gestion des finances publiques, il est proposé que cet appui budgétaire ne soit pas affecté. Pour les années 2006 et 2007, les contributions s’élèvent à 10 M€ par an, dont une tranche fixe de 6 M€, versée sur la base d’une appréciation positive par la France de la situation macroéconomique, au vu des conclusions de la mission de revue du FMI et du paiement par le Mali de l’échéance 2006 de la dette monétaire. Une tranche additionnelle de 4 M€ a été versée sur la base de déclencheurs dans les domaines de la réforme du secteur cotonnier et de la réforme des finances publiques.

Enfin, dans le cadre du traitement de la dette monétaire, une décision d’annulation de cette dette par conversion en aide budgétaire des échéances appelées a été décidée en 2008. La première tranche (2008-2011) a vu son affectation réservée à hauteur de 40% à l’appui aux politiques de promotion du secteur privé.

  • La production intellectuelle

L’agence de Bamako entend développer des axes de production intellectuelle qui puissent contribuer à l’animation des débats sur les enjeux du développement en Afrique sub-saharienne et au Mali ne particulier. Ainsi, plusieurs activités ont été menées en 2009 :

o Contribution intellectuelle et financière à la tenue du Forum de Bamako, tenu du 19 au 21 février 2009 et dont le thème était : Gouvernance et développement.

o Réalisation avec le CERDI d’une étude sur l’impact macro-économique de la filière coton au Mali dont les conclusions ont été présentées à Bamako en juillet 2009.

o forum sur emplois/filières porteuses, en février 2008, dont le thème était : le marché de l’emploi en ASS // formation professionnelle et secteur informel.

o formation professionnelle : organisation du séminaire GEFOP les 4-5 mai 2009 (40 experts provenant de 22 pays du Nord et du Sud) et d’une conférence sur Emplois porteurs et Formation avec les autorités maliennes, le patronat et les autres acteurs de la formation.

o réalisation d’une étude sur l’efficacité énergétique de la ville de Bamako dont la présentation sera faite lors du Forum urbain en février 2010.

o Conjointement avec la BAD, organisation d’une conférence de présentation de l’étude sur les transferts de migrants (19 novembre)

o Lancement d’une enquête sur la gouvernance des entreprises privées conjointement avec le REAO

o Trois évaluations d’impact des projets achevés confiées à des consultants locaux

En termes de prévisions :

o L’agence contribuera à l’organisation et à l’animation du Forum sur le développement urbain de Bamako qui aura lieu en février 2010 et impliquera des collectivités territoriales françaises (Lyon – Strasbourg – Evry – Bordeaux - Montreuil) et africaines, le District de Bamako, des organisations internationales (AIM – Cities Alliance – etc…).

o En accompagnement du projet Assainissement Bamako, lancement d’une étude d’impact avec l’EHESP de Rennes sur : Assainissement et santé publique. Cette étude d’impact devrait être conduite sur 4 à 5 ans.

o l’appui au secteur privé constitue l’épine dorsale de la stratégie de l’agence sur les trois prochaines années et se décline dans tous ses secteurs d’intervention, rural comme urbain et met en jeu tous les instruments financiers (prêts, garanties) de l’AFD. L’organisation d’un séminaire sur la Gouvernance de l’entreprise est en cours d’élaboration avec le REAO – CEIS, pour la fin de l’année 2010

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