Dans la perspective de la COP21 de Paris, l’IRD et l’AEDD ont organisé une journée-débat sur le thème des changements climatiques : « La surveillance environnementale, outil d’aide à la décision pour la gestion des changements climatiques »

L’enjeu de la 21ème Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21), qui se déroulera à Paris entre le 30 novembre et le 11 décembre 2015, sera de remplacer le Protocole de Kyoto et d’aboutir, pour la première fois, à un accord universel et contraignant permettant de lutter efficacement contre le changement climatique.

Dans la perspective de la COP 21, l’Institut français de recherche pour le développement (IRD) et l’Agence de l’Environnement et du Développement durable du Mali (AEDD) ont organisé le 30 juin 2015 une journée-débat sur le thème des changements climatiques : « La surveillance environnementale, outil d’aide à la décision pour la gestion des changements climatiques ».

Cette journée-débat était placée sous le parrainage du Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, du Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et de l’Ambassadeur de France au Mali.

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De gauche à droite : M. Alain Gerbe, conseiller spécial du Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, M. Gilles Huberson, Ambassadeur de France au Mali, M. Mamadou Gakou, Secrétaire général du Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, et M. Bruno Sicard, Représentant de l’IRD au Mali

Comme nombre de pays d’Afrique, le Mali est particulièrement sensible aux impacts du changement climatique. Le climat sahélien étant variable dans le temps et l’espace, les projections des modèles climatiques sont plus incertaines pour Afrique subsaharienne que dans d’autres régions du globe, notamment en ce qui concerne le cycle de l’eau et de la végétation qui sont des facteurs clé pour l’agriculture et la sécurité alimentaire.

C’est pourquoi l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) a implanté dans les pays d’Afrique du Nord, d’Afrique de l’Est et d’Afrique de l’Ouest, un ensemble d’observatoires de surveillance écologique à long terme regroupés au sein du réseau ROSELT (Réseau d’Observatoires pour la Surveillance Écologique à Long Terme).

Les 5 observatoires ROSELT du Mali ont une importance singulière pour documenter et comprendre l’évolution du climat et de ses impacts socio-économiques aux échelles locale et nationale. Ces observatoires contribuent de façon déterminante à l’analyse nationale et sous-régionale africaine des données sur le climat en complément des résultats des programmes internationaux de recherche sur la mousson ouest-africaine, comme le programme AMMA-CATCH.

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Cette journée-débat a permis à un large public d’en savoir plus sur les scénarios du GIEC à propos des changements climatiques qui toucheront le Mali, sur les observatoires de surveillance environnementale du Mali, et sur l’état d’avancement de la 3ème communication nationale sur le changement climatique du Mali et sa préparation à la COP 21. Ces dynamiques illustrent bien la place de la science dans la problématique de la gestion des changements climatiques à travers sa capacité à établir à la fois la réalité du changement climatique et l’importance des incertitudes quant à la dynamique réelle du changement climatique dans la diversité des socio-écosystèmes.

Ces connaissances sont indispensables pour permettre à la science de contribuer à lier plus étroitement « lutte contre le changement climatique », « objectif du développement durable » et « aide au développement ».

Ces connaissances sont également indispensables pour permettre à la science, au-delà des constats, de contribuer à proposer des solutions innovantes (qui dépassent les blocages qui freinent l’atténuation du changement climatique) et qui facilitent l’adaptation en tenant compte des spécificités du contexte environnemental et sociétal de chaque région.

Cette conférence-débat du 30 juin à Bamako a été labellisée comme étant un « side-event périphérique » de la conférence scientifique internationale « Our common future under climate change » qui se tiendra du 7 au 10 juillet 2015 à l’UNESCO à Paris et qui est labellisée COP 21 par la France.

Voir les liens vers le site de la Conférence "Our common future under climate change" :
- Cartographie des "side-events" de la Conférence
- "Side-event" de Bamako

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Intervention de M. Birama Diarra, point focal GIEC du Mali et Directeur des applications météorologiques et climatologiques à l’Agence nationale de météorologie du Mali

Dernière modification : 02/07/2015

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