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Consignes de sécurité

(actualisées au 22 février 2012)

Dernière minute

A l’occasion des vacances scolaires de février, l’Ambassade de France à Bamako et le Consulat général rappellent les consignes de sécurité exposées sur le site Internet.

Ils rappellent également les menaces réitérées début janvier 2012 par l’organisation terroriste connue sous le nom d’Al Qaïda au Maghreb islamique à l’encontre de la communauté française.

Ils rappellent enfin que les autorités françaises distinguent, pour ce qui est du Mali, une « zone rouge », totalement prohibée (essentiellement les régions de Tombouctou, Kidal et Gao et une frange à la limite de la frontière entre la Mauritanie et le Mali), et une « zone orange » (le reste du territoire), dite de vigilance renforcée, où il est demandé aux voyageurs de reporter ou d’annuler leur venue au Mali sauf en cas de nécessité absolue notamment d’ordre professionnel, et aux résidents de respecter les mesures de vigilance prescrites sur le site. Notamment, en raison des événements, tout déplacement en dehors de Bamako doit faire l’objet d’une information , suffisamment longtemps à l’avance, des services du Consulat général en écrivant à l’adresse de messagerie suivante : admin-francais.bamako-fslt@diplomatie.gouv.fr.

La sécurité est l’affaire de tous, il convient de ne pas prendre de risques inutiles et d’avoir en mémoire la Loi no 2010-873 du 27 juillet 2010 relative à l’action extérieure de l’Etat et publiée dans le JORF du 28 juillet 2010, qui dispose dans son Titre IV, « dispositions relatives aux opérations de secours à l’étranger », article 22, que « l’Etat peut exiger le remboursement de tout ou partie des dépenses qu’il a engagées ou dont il serait redevable à l’égard de tiers à l’occasion d’opération de secours à l’étranger au bénéfice de personnes s’étant délibérément exposées, sauf motif légitime tiré notamment de leur activité professionnelle ou d’une situation d’urgence, à des risques qu’elles ne pouvaient ignorer ».

"L’enlèvement de deux ressortissants français dans la nuit du 23 au 24 novembre 2011 dans un hôtel de Hombori, ville située dans la région malienne du Gourma, au sud du fleuve Niger, l’enlèvement de trois Européens et l’assassinat d’un quatrième, le 25 novembre, à Tombouctou et les menaces réitérées début janvier 2012 par l’organisation terroriste connue sous le nom d’Al Qaïda au Maghreb islamique, me conduisent à rappeler que les mesures de sécurité préconisées sur le site « Conseils aux voyageurs » du Ministère français des affaires étrangères et européennes et celles figurant sur ce site, répondent à un danger réel et non à un danger hypothétique ou surévalué. Elles doivent par conséquent être appliquées scrupuleusement.

J’insiste tout particulièrement pour que les Français de passage (en mission même brève ou affectés temporairement sur un chantier etc.) se fassent connaître du Consulat général et respectent les règles édictées pour les déplacements en zone dite orange.

J’ajoute que les spéculations calomnieuses véhiculées par une certaine presse écrite ou en ligne concernant une implication de la France, à quelque titre que ce soit, dans les troubles qui ont lieu au Nord-Mali depuis le 17 janvier, ne peuvent qu’ajouter aux risques encourus par des Français au Mali.

Je recommande à chacun et chacune d’éviter, jusqu’à nouvel ordre, les quartiers les plus populeux de Bamako.

Christian Rouyer, Ambassadeur de France au Mali"

Il est rappelé que les autorités françaises distinguent, pour ce qui est du Mali, une « zone rouge », totalement prohibée (essentiellement les régions de Tombouctou, Kidal et Gao et une frange à la limite de la frontière entre la Mauritanie et le Mali), et une « zone orange » (le reste du territoire), dite de vigilance renforcée, où il est demandé de respecter les mesures de vigilance ci-dessous :


S’agissant des Français résidents, il leur est recommandé de :

1) s’enregistrer auprès du Consulat général et encourager vos proches à le faire,

2) limiter au strict minimum nécessaire les déplacements en dehors de la zone de Bamako et des grandes villes, où la présence des forces de sécurité est la plus systématique et en informer les services du Consulat général en écrivant à l’adresse de messagerie suivante : admin-francais.bamako-fslt@diplomatie.gouv.fr,

3) éviter les lieux habituellement fréquentés par des occidentaux, susceptibles d’être repérés comme des lieux possibles d’enlèvement, en particulier les lieux isolés, à moins qu’ils soient suffisamment sécurisés (plus les régions sont proches des zones rouges, plus elles sont évidemment exposées),

4) respecter les règles de sécurité données par les services de sécurité maliens,

5) prévoir du matériel de communication permettant d’alerter les services de police en cas de besoin (numéros d’urgence pré enregistrés sur le téléphone portable),

Concernant leur domicile, il est recommandé :

- d’avoir autant que possible un gardien de confiance (bien lui expliquer qu’il doit être attentif à tout mouvement inhabituel dans le quartier, et qu’il soit bien en contact avec les gardiens voisins),

- de prévoir une procédure d’appel d’urgence au Commissariat du quartier (se renseigner auprès du Consulat général qui donnera les numéros idoines),
- de protéger les fenêtres et les portes (installer éventuellement des grilles),

- d’organiser éventuellement une pièce ou une partie de la maison (pour les familles) qui puisse résister le temps suffisant à une tentative d’intrusion,

- de bien vérifier la fermeture des entrées et des fenêtres du domicile avant la nuit (Il est bon que le véhicule immatriculé en CD ou IT soit dans un garage fermé et non simplement garé dans la rue devant la maison ou l’appartement).

Autres conseils :

- varier les itinéraires et horaires des déplacements réguliers,

- éviter les lieux de rassemblement particulièrement fréquentés (restaurants et boîtes de nuit non ou peu gardiennés, grandes places, marchés, grands magasins…),

- être particulièrement attentif à toute attitude inhabituelle ou suspecte compte tenu des usages locaux,

- limiter autant que possible les déplacements à pied, les piétons étant particulièrement vulnérables,

- garer les véhicules dans des endroits surveillés, vérifier leur fermeture et contrôler leur aspect extérieur avant utilisation (bas de caisse, capot, coffre, traces d’effraction),

- privilégier les magasins et restaurants clairement gardiennés,

- en dehors des villes, privilégier les déplacements en convoi, proscrire les déplacements de nuit,

- éviter les signes d’identification (badges, sigles…) sur les bâtiments et les édifices,
Les projets de déplacement à titre privé pour le week-end doivent être communiqués à l’adresse de messagerie électronique mentionnée supra avant le vendredi 12 h 00,

N’hésitez pas à prendre l’attache de votre Chef d’îlot


S’agissant des Français de passage au Mali, il leur est recommandé de :

-  s’adresser à un professionnel du voyage, d’affaires ou d’agrément, pour organiser ses déplacements et hébergement,

-  être attendu à l’aéroport par une personne de confiance (envoyée par un hôtel, des amis ou un collaborateur ; dans l’hypothèse ou le voyageur ne peut être attendu, réserver à l’avance une voiture de location avec chauffeur ou prendre un taxi agréé. Des adresses de loueurs peuvent être fournies par les hôtels ou les agences de voyage),

-  séjourner dans les hôtels sécurisés dont les accès sont filtrés,

-  disposer d’un numéro de téléphone portable afin de pouvoir communiquer facilement (confier ce numéro à sa famille, ses amis ou contacts),

-  s’enregistrer auprès du Centre de Crise via le portail Ariane,

-  une fois sur place, suivre les conseils donnés ci-dessus aux résidents.

D’une façon générale, il est conseillé à chacun de consulter régulièrement le site internet de l’Ambassade sur lequel vous trouverez le site Conseils aux voyageurs du Ministère des Affaires étrangères et européennes ainsi que le portail Ariane et de se conformer strictement aux recommandations qui y figurent.

Je rappelle que les autorités françaises tiennent à attirer l’attention des Français résidant au Mali ou de passage dans ce pays que la Loi no 2010-873 du 27 juillet 2010 relative à l’action extérieure de l’Etat et publiée dans le JORF du 28 juillet 2010, dispose dans son Titre IV, « dispositions relatives aux opérations de secours à l’étranger », article 22, que « l’Etat peut exiger le remboursement de tout ou partie des dépenses qu’il a engagées ou dont il serait redevable à l’égard de tiers à l’occasion d’opération de secours à l’étranger au bénéfice de personnes s’étant délibérément exposées, sauf motif légitime tiré notamment de leur activité professionnelle ou d’une situation d’urgence, à des risques qu’elles ne pouvaient ignorer ».

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