Conférence de presse du Ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, en marge de la 68 ème Assemblée Générale des Nations Unies

Propos tenus par Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies.

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L’Afrique sera évidemment très présente au cours de cette Assemblée générale. Nous allons continuer à nous mobiliser et à mobiliser la communauté internationale pour la stabilisation du Mali.

L’an dernier à pareille époque, la France avait appelé l’attention sur la question du Mali et c’est à la suite de cette attention que des résolutions internationales avaient été prises, puis l’intervention française dans les conditions que vous savez.

Et aujourd’hui, huit mois plus tard, on voit à quel point cette intervention et l’action de la communauté internationale a été exceptionnellement positive.

S’agissant du Sahel et Mali, un dîner restreint aura lieu mercredi soir autour du nouveau président malien, M. Ibrahim Boubacar Keïta (nous étions jeudi dernier à Bamako pour son investiture).

À l’initiative du Secrétaire général des Nations unies, une réunion de haut niveau sur le Sahel aura lieu jeudi, avec la participation d’organisation régionales et de la Banque mondiale. Nous souhaitons mobiliser États, organisations internationales et financeurs autour de trois priorités - la sécurité, le développement, la bonne gouvernance.

S’agissant en particulier du Mali, vous savez que nous avons décidé de faire de notre aide une aide exemplaire avec un accent mis sur la transparence et ce qu’on appelle « accountability ».

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Q - Monsieur le Ministre, vous avez parlé de la stabilisation du Mali. Or, il semblerait que des djihadistes réintègrent les villes du Sud du Mali. Ils semblent très intelligents, ils se rasent la barbe, se mettent en costume et se fondent dans la foule et ils préparent la riposte au sein de ces villes dormantes. Qu’en pensez-vous ?

R - Ce ne sont pas les informations que nous avons. Mais vous avez raison, il faut être très vigilant. Permettez-moi d’insister sur la menace que le terrorisme représente. Il faut être vigilant aussi au Mali et c’est la raison pour laquelle outre la MINUSMA qui dispose de forces importantes, outre l’armée malienne qui vient d’être formée par l’encadrement européen, nous avons décidé pour notre part de laisser sur place des forces importantes.

Le président de la République a précisé les nombres. Aujourd’hui nous avons à peu près 3.200 personnes, nous allons descendre à 2.000 personnes jusqu’au moment où se tiendra le second tour des élections qui est prévu au 15 décembre.

Ensuite, nous devrions pouvoir porter notre présence à 1.000 soldats extrêmement bien formés et qui disposent de moyens nécessaires pour lutter contre d’éventuelles résurgences.

Nous avons aussi dans la sous-région d’autres éléments pour évidemment lutter contre tout ce qui pourrait être reprise du terrorisme.

Pour résumer, il faut être vigilant. Le travail a été fait et extrêmement bien fait mais il faut être attentif.

Dernière modification : 16/05/2016

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