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Conférence "Développement local et Migrations"

27/04/11

Conférence français du Monde à l’institut Français de Bamako (ex Centre culturel français) à 17h 45 sur le thème :

Stratégies et modalités de mobilisation de la diaspora malienne pour le développement local du Mali

Conférencier : Mohamed Zouber Sotbar, Conseiller municipal à Argenteuil (95), Invité : Issa Diawara, Président de l’association Démocratique des Français de l’Etranger de Dijon, agrégé d’économie, modérateur : Christophe Daum Doctorat d’antropologie sociale spécialisé dans les migrations et les maliens.

Conférence organisée par l’Association Français du Monde- Association démocratique des Français à l’Etranger (FdM-ADFE) contact N’Diaye Hélène Emery fdmadfe.mali@yahoo.fr


05/04/11 – 24/07/11

Galerie Jardin

Commissaire d’exposition : Hélène Leloup, spécialiste de l’art Dogon

L’exposition DOGON présente l’histoire de l’art et de la culture dogon, depuis le 10e siècle jusqu’à nos jours, à travers plus de 330 œuvres exceptionnelles issues de collections du monde entier et rassemblées pour la première fois en France.

L’art du pays dogon du Mali est l’un des plus connus parmi les œuvres issues des cultures d’Afrique.

Outre les chefs-d’œuvre qui ont fait la renommée de l’art dogon, l’exposition présente des pièces cultuelles, ou même d’usage quotidien, qui évoquent les préoccupations métaphysiques et esthétiques des populations les ayant produites. Les typologies de ces objets, aux techniques virtuoses et variées, ont été rarement dévoilées en regard des grandes pièces de la statuaire.

Plus de dix siècles d’histoire des peuplements, des influences artistiques et culturelles sont ainsi parcourus à travers un rassemblement unique de chefs-d’œuvre incontournables et de pièces du quotidien inédites qui témoignent du peuplement progressif du pays dogon et de la richesse de sa diversité stylistique.

L’exposition créée au musée du quai Branly entend restituer toute la force de l’art de la sculpture telle que l’ont conçue les Dogon, qu’il s’agisse du bois ou du métal, de pièces imposantes ou de puissants objets de petite dimension.

Le parcours de l’exposition

Sur les 2000 m2 de la Galerie Jardin, l’exposition DOGON se compose de trois grandes parties thématiques qui illustrent l’histoire de l’art et de la culture du peuple dogon au travers de productions artistiques variées.

Introduction : Histoire et origines des migrations des Dogon

Les récentes recherches historiques sur l’Afrique de l’Ouest ont démontré que les populations établies dans les diverses zones de la région n’étaient pas isolées. Les vagues de migrations, les pistes caravanières, les échanges commerciaux sur de longues distances ainsi que les relations avec les autres peuples résidant dans la région de Bandiagara ont permis de former un réseau développé de contacts, bien avant l’arrivée des Européens. La population dogon s’est donc enrichie de ces acquis que lui ont apportés les civilisations alentours.

Première partie : Styles de statuaire en pays dogon

Au-delà de l’unité apparente d’une identité commune forgée au fil des siècles, les statues présentées dans cette partie dévoilent la remarquable créativité des peuples du pays dogon et la grande diversité de ses productions artistiques. Elle explore la complexité sous-jacente au pays dogon, perçu à tort comme un continuum culturel.

Réparties selon différents styles correspondants à des peuples différents ou à des zones géographiques spécifiques, 133 sculptures exceptionnelles témoignent de cette richesse : Djennenke, N’Duleri, Tombo, Niongom, et Tellem, Gogon-Mande, Tintam, Bombou Toro, Kambari, Komakan, styles de la falaise et de la plaine du Séno.

A leur arrivée sur le plateau de Bandiagara, les Dogon se retrouvent face à des peuples occupant déjà la région et possédant une culture matérielle élaborée.

Sculptures et textiles des Tellem retrouvés dans les sanctuaires coexistent sur la falaise avec les œuvres Niongom et Dogon mandé, tandis qu’au nord les sculptures Djennenké et, au centre du plateau, les pièces Tombo témoignent des vagues migratoires différentes.

Maternité rouge Tintam © musée du quai Branly, photo Hughes Dubois

₪ Un programme multimédia montre au visiteur comment l’analyse des patines des statues permettent leurs datations.

Deuxième partie : La fascination des anthropologues : peintures et masques

L’intérêt qui se développe en Occident pour l’art dogon, de la conquête de Bandiagara en 1893 jusqu’à aujourd’hui, est d’abord une ambition scientifique, qui trouve sa pleine expression dans la mission Dakar-Djibouti (1931-1933). Cette partie explore l’approche institutionnelle des premières collectes, point de départ de la diffusion de la connaissance de l’art dogon en Occident.

L’évocation de deux figures de l’imaginaire anthropologique, Louis Desplagnes et Marcel Griaule, permet de comprendre comment l’art dogon s’impose à la curiosité et au goût européen.

* Peintures rupestres

C’est en 1907 que Louis Desplagnes, dans son livre Le plateau central nigérien, amorce les premières études des arts et cultures du pays dogon, suite à une expédition dans la région de Bandiagara.

Il met au jour un art rupestre remarquable par la vivacité et le dynamisme de son expression, et ses collectes alimentent le musée d’ethnographie du Trocadéro.

Une vingtaine de peintures rupestres sont présentées dans cette sous-section.

* Masques

Marcel Griaule propose dans Masques dogons (1938) une typologie d’une grande précision ethnographique.

Objet de recherche privilégié, le masque dogon participe à la construction de cette discipline ethnologique. 35 masques dogon exposés évoquent la classification définie dans cet ouvrage.

Masque zoomorphe

© musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado

Troisième partie : objets porteurs de sacré, objets de collection

Parallèlement à la quête scientifique et au développement des missions d’enquêtes sur le terrain, la fascination pour les objets et sculptures dogon s’intensifie. Les collectionneurs s’entourent non seulement de pièces de statutaires dogon mais aussi d’objets singuliers.

Un montage de 35 minutes d’extraits du film de Jean Rouch le Dama d’Ambarra (1974) vient enrichir le début de cette séquence.

Les 140 objets exposés dans cette dernière section témoignent de l’inclination des sculpteurs dogons à évoquer le mythe d’origine dans les objets du quotidien et d’éléments d’architecture tels que bijoux, objets en bronze et en fer, poulies, portes, serrures, sièges, appuie-têtes, sculptures d’animaux, autels, arches, coupes et plats.

Ces objets déclinent les mêmes thèmes « magico-religieux » que les sculptures présentées dans la première partie.

À la fin du parcours des piliers de Toguna, la « case à palabres » - construction ouverte érigée au centre des villages dogon - mènent à la grande statue djennenké du musée du quai Branly, chef d’œuvre incontournable de l’art du pays dogon.

Volet de Grenier

© musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado

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UN MALI AUX MULTIPLES VISAGES

Vacances de printemps au Mali

17/04/11 - 25/04/11

En lien avec l’exposition Dogon, le musée emmène les visiteurs en terre malienne, à la découverte de la richesse des cultures des différentes ethnies composant le pays. Entre tradition et modernité, un voyage au cœur de coutumes fascinantes et toujours vivantes.

AFRIQUE DANS TOUS LES SENS

Avec le festival « L’Afrique dans les tous les sens », festival pluridisciplinaire autour des 5 sens.

Sur une idée originale de Safoul Productions

19/05/11 – 29/05/11

Organisé à l’occasion de l’exposition, ce festival célèbre la vitalité d’une autre Afrique novatrice mais aussi enracinée dans ses valeurs les plus universelles. Parcours initiatique où l’Afrique se dévoile de la ville jusqu’au village dans une extraordinaire créativité, afin d’offrir une très riche palette d’expressions artistiques en pleine évolution :

Musique, danses contemporaines, arts plastiques, défi lés de mode, salons de musique, contes, installations vidéos se mêlent au cinéma, à la gastronomie, à la littérature et sont présentés en collaboration avec le festival « Afrique dans tous les sens ». L’Afrique, en conservant cette notion de découverte, de merveilleux bazar, sorte de laboratoire de l’imagination, mélange les disciplines artistiques et crée aujourd’hui une circulation entre la création contemporaine et la tradition, le rituel et la performance.

Contact presse : Contacts musée du quai Branly :

Pierre LAPORTE Communication

tél : 33 (0)1 45 23 14 14

info@pierre-laporte.com

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